Le Conseil d’Administration de l’AGIRC-ARRCO doit défendre le Régime

Le Conseil d’Administration de l’AGIRC-ARRCO doit défendre le Régime

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’AGIRC-ARRCO
DOIT DÉFENDRE LE RÉGIME

 

L’AGIRC-ARRCO est gérée paritairement et a vocation de permettre aux salariés du privé de bénéficier d’une retraite complémentaire.

Au Conseil d’Administration, on trouve le MEDEF, la CPME et l’U2P pour les patrons et la CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FORCE OUVRIERE pour les salariés.

La négociation collective dans notre branche professionnelle a été déléguée à l’Association des employeurs constituée des directeurs généraux des principaux groupes. Cette délégation a conduit à une dégradation du niveau des relations sociales qui s’est traduite par des années de gel des grilles salariales.

Dans le même temps, la politique d’individualisation des salaires s’est accentuée considérablement. Selon l’Association des employeurs, grâce à cela, les salaires ont sensiblement augmenté ces dernières années. Et les inégalités de traitement entre les salariés s’accroissent en dépit des accords (Egalité Femmes/Hommes ou autres) sensés y remédier.

Notre organisation syndicale FORCE OUVRIERE livre ce bref constat, qui témoigne du désintérêt grandissant de l’Association des employeurs pour notre branche, pour alerter les salariés des Caisses de Retraites et de Prévoyance des menaces qui pèsent sur eux.

Le Régime universel par points aboutira à une baisse des retraites pour les salariés de ce pays.

Ce Régime destructeur est contesté par trois confédérations qui gèrent l’AGIRC-ARRCO (FO, CGT, CFE-CGC), au contraire des deux autres qui le soutiennent (CFDT et CFTC).

Lorsque le projet était combattu dans la rue par les organisations syndicales qui y sont opposées, nous avons demandé que nos employeurs prennent position contre une « réforme » qui entraine de facto la disparition de l’AGIRC-ARRCO.

Réponse : Impossible car tout le monde n’est pas d’accord au Conseil d’Administration. Suivez notre regard !

Dans le même ordre d’idée, nous sommes confrontés au transfert programmé de l’encaissement des cotisations vers l’ACOSS, conformément aux dispositions de la Loi de Financement de la Sécurité Sociale votée en 2019.

Chacun l’a bien compris, cette mesure prive l’AGIRC-ARRCO de son autonomie financière et s’inscrit clairement dans la perspective d’un Régime universel voulu par le Président de la République et le gouvernement.

De surcroit, elle pose le problème du devenir des salariés attachés à ces fonctions sur qui plane depuis 2019 une véritable épée de Damoclès. Des groupes de travail AGIRC-ARRCO et ACOSS se rencontrent et se rencontrent encore pour mettre en œuvre ce transfert.

Lorsque nous demandons pourquoi le Conseil d’Administration ne prend pas position contre ce transfert, on nous répond : au Conseil d’Administration, tout le monde n’est pas d’accord !

Une partie du Conseil d’Administration organise donc la disparition du Régime qu’il est sensé défendre !

La Fédération FORCE OUVRIERE (FEC-FO) des Personnels des Caisses de Retraites et de Prévoyance est, elle, du côté de ceux qui, là où ils sont, s’opposent aux reculs sociaux qui se préparent et singulièrement aux côtés de la Confédération FO qui combat aujourd’hui le transfert du recouvrement des cotisations vers l’ACOSS.

Elle appelle les salariés à discuter avec tous leurs collègues et à préparer ainsi les mobilisations qui seront nécessaires.

  • NON AU REGIME UNIVERSEL PAR POINTS !
  • NON A LA DISPARITION DE L’AGIRC-ARRCO !
  • NON AU TRANSFERT DU RECOUVREMENT DES COTISATIONS AGIRC-ARRCO VERS L’ACOSS !

 

 

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