Comité d'entreprise du 29/01/2019

Comité d'entreprise du 29/01/2019

FLASH inFO : RÉUNION PLÉNIÈRE DU
COMITÉ D’ENTREPRISE DU 29/01/2019

 

Prime exceptionnelle de pouvoir d'achat :

Alors qu’AG2R se présente comme le 1er groupe de protection sociale, FO regrette que la prime de 500€ octroyée dans le cadre de l’aide au pouvoir d’achat voulue par notre Président de la république, soit moindre que dans certains GPS qui ne sont pourtant pas « leader » dans le domaine.

Nous déplorons également la proratisation de cette même prime pour les salariés à temps partiel, en invalidité ou ayant eu des périodes de maladie ! Ces personnes doivent faire face aux mêmes difficultés de coût de la vie et de maintien du pouvoir d’achat !

Le prix de leur baguette de pain est-il proratisé par rapport à leur temps de présence ?

Dans le cadre du dialogue social, FO demandait une négociation sur le sujet ! Cela aurait permis de trouver un consensus et des solutions aux points cités auparavant.

A quelques jours de l’ouverture des NAO (Négociation Annuelle Obligatoire portant sur les salaires) au sein de notre GIE, FO appelle la direction à faire un geste fort, à la hauteur des efforts fournis par les salariés et des ambitions du nouveau Groupe.

D’autant que nous apprenons par voie de presse, que notre Groupe a réalisé un investissement immobilier à hauteur de 176Millions d’euros pour le rachat de l'immeuble du conseil général de l'IDF (plus haute offre du marché !)

 

Retraite Complémentaire :

CICAS et heures supplémentaires

FO pointe le manque de communication sur ce sujet auprès des instances.

La direction nous précise que les DP ont été avisés et qu’un point est prévu lors du CHSCT national du 14 février !

FO regrette que cette information soit faite par mail en évitant tout débat avec les élus locaux qui aurait permis de négocier les modalités de rémunération.

En quelques chiffres :

  • Les heures supp concernent les dossiers 2019
  • Les liquidateurs ont entre 200 et 250 dossiers dans leurs corbeilles alors qu’avant ils étaient limités à 180 dossiers
  • Les fédérations proposent de mettre les outils à disposition des services retraite un samedi par mois
  • 54 collaborateurs ont participé à cette opération (le samedi 19 janvier)
  • 660 dossiers ont été traités ou prétraités lors de cette journée.

Concernant la liquidation, les corbeilles sont surchargées ! Des propositions d’amélioration sont annoncées puis abandonnées quelques semaines plus tard ! En attendant la situation continue d’être insoutenable pour les salariés ! D’autre part, des économies sont annoncées sur les outils informatiques gérés par les Fédérations.

FO invite la Direction à prendre ses responsabilités afin de fluidifier le quotidien des gestionnaires sous pression. Ces derniers nous remontent que leur charge de travail est bien supérieure à l’effectif alloué, ceci dû aux économies faites par AG2R au-delà de la demande des Fédérations.

Par conséquence, FO met en garde la direction sur la dégradation des conditions de travail, surtout en liquidation, où l’absentéisme est en nette augmentation, avoisinant les 60% !

De même, FO interroge la direction sur les moyens mis en place dans les équipes de liquidation qui sont en sous-effectif alors que des renforts ont été mis en place en CICAS et pré liquidation ?

La direction nous informe qu’une trentaine de personnes dont le métier a disparu, ont rejoint les équipes de liquidation. Nos 400 liquidateurs, avec une cadence de 3.25 dossiers / jour, sont-ils en mesure de résorber le stock !?

Télétravail

FO interroge la direction de la retraite sur l’exclusion des mardis et jeudis des journées télétravaillées, jours où le trafic est très dense sur les routes et dans les transports en commun !

La direction nous précise que cette décision a été prise en tenant compte des journées choisies par les salariés qui correspondaient plutôt aux lundis, mercredis et vendredis, et que cette exclusion n’est pas définitive !

Nous joignons à la fin de ce compte rendu, le courrier d'un salarié de la retraite complémentaire, lu par les membres FO lors du CHSCT National du 6 décembre 2018 et résumant l’état de ces services au sein de notre GIE.

 

Rapprochement des Groupes AG2R LA MONDIALE et MATMUT :

Dans le cadre de la mise en place de l’organisation cible, le processus d’information-consultation sur ces projets a été lancé, avec une priorité donnée aux Directions « centrales » (finances, communication, secrétariat général…).

Concernant le périmètre Finances et Risques, une gouvernance unique pour diriger une organisation corporate multiforme est déjà en place depuis début 2019.

Par conséquent, il est prévu un rapprochement progressif des équipes « mixtes » sous un management commun, tout en gardant les structures existantes.

Les équipes AG2R LA MONDIALE et MATMUT seraient ainsi rapprochées au sein de directions « Groupe », tout en conservant des spécificités métiers liées aux périmètres « IARD » et « Assurance de personnes », lorsque nécessaire.

Concernant l’Audit Interne, une direction unique pour l’ensemble des entités Groupe sera mise en place afin de répondre aux prescriptions réglementaires.

Cette nouvelle direction résulterait de l’intégration des équipes actuelles de la Direction de l’Audit Interne AG2R LA MONDIALE et de la MATMUT.

Cette organisation unifiée de l’Audit Interne assurerait le bon fonctionnement du Groupe tant sur le plan de sa représentation (vis-à-vis du Comité d’audit et des autorités de contrôle) que sur le plan opérationnel.

Des coordinations entre les équipes actuelles «AG2R LA MONDIALE » et « MATMUT » seraient progressivement mise en place, notamment en partageant les modes de fonctionnement et méthodologies de travail, dans la perspective de la construction d’un plan d’audit « Groupe » pour l’année 2020.

Sur le Volet communication, il est prévu un maintien des organisations actuelles au sein de chaque groupe, sans évolution des responsabilités, sans mobilité géographique des équipes.

Malgré ce rapprochement, les raisons sociales et marques des sociétés du Groupe restent inchangées. La construction d’une marque est prématurée :

Les points incontournables :

  • L’équipe cycliste lancée par AG2RLM
  • La marque Matmut (stade de foot des Girondins de Bordeau et plusieurs sponsorings au Rugby)

Concernant la Retraite Complémentaire, Le rapprochement n’aurait pas d’impact sur l’organisation des équipes et leurs localisations, s’agissant d’un dispositif existant uniquement dans le périmètre historique «AG2R LA MONDIALE ».

Cette Direction compte près de 2 400 collaborateurs répartis sur toute la France.

Ce périmètre continuerait de travailler avec les enjeux actuels du métier de retraite complémentaire :

  • Poursuivre les programmes de transformation, définis par les Fédérations (objectif d’économie de 600 M€ sur 10 ans pour l’ensemble Agirc-Arrco via une mutualisation accrue) ;
  • Préparer le Groupe aux réformes réglementaires (inter-régime de gestion, régime universel, réforme du recouvrement social et fiscal…).

D’autre part, et dans le cadre des mouvements des salariés entre les différents GIE du Groupe, FO réitère sa demande de mise à disposition d’un comparatif des accords de chacun des trois employeurs, afin de permettre aux salariés de pouvoir faire un choix éclairé.

 

Chèque déjeuner – Carte UP :

Á ce jour, nous avions un report de tickets papier jusqu’à fin février 2019. Toutefois, au regard des différents dysfonctionnements, les élus FO du comité d’entreprise demandent un nouveau report de la mixité des tickets restaurants sur l’année 2019 en l’absence d’obligations légales de passer au 100% carte.

La direction rendra sa décision lors de la prochaine réunion du comité d’entreprise.

 

 

 

TOUT DIRE, TOUT ÉCRIRE

Lettre d’un salarié à la direction

 

Mesdames et Messieurs du CHSCT National, Monsieur le Président,

Je suis gestionnaire en liquidation retraite depuis quelques années et je voudrais vous adresser cette lettre.

Ce message est la retranscription de mon propre ressenti puisque c’est moi qui le rédige, mais également celui recueilli auprès de mes collègues des différents services de prestations retraite.

Nous sommes confrontés à des changements considérables depuis quelques années, et l’année 2018 a été particulièrement remplie en modifications d’organisation, de procédures, en mise en place de nouvelles applications de travail et en gestion des équipes.

 

Changement, changement, changement….

Le changement est une notion fondamentalement nécessaire et saine à l’évolution du système humain. J’ai moins de 35 ans, soyez certains que je n’y suis pas réfractaire.

Notre système de retraite, comme tout autre système, en a besoin.

Toutefois, je souhaite signaler aux élus et aux Directions que la façon dont s’opèrent ces changements depuis un an, et plus particulièrement ce deuxième semestre 2018 est brutale, demande des ressources d’adaptation, que ce soit sur les outils informatiques, aux nouvelles organisations d’équipe ou aux procédures règlementaires, et nos ressentis sont désespérément peu pris en compte.

Il me semble important de décrire ce mal-être qui peu à peu sclérose les équipes et affecte notre motivation, car nous en parlons tous au quotidien, mais sans jamais le notifier, sans jamais l’exposer réellement aux personnes qui peuvent agir. Et si rien ne peut être fait aujourd’hui pour nous soutenir, alléger nos contraintes, peut-être qu’en le signalant maintenant de la sorte, des précautions pourront être mises en place pour nous accompagner efficacement face aux changements futurs.

 

Premièrement, la redistribution des dossiers dans nos corbeilles.

Depuis la mise en place du robot en 2017, la distribution est irrégulière.

Auparavant nos REC/animateurs affectaient 6 dossiers par jour dans chacune de nos corbeilles. Nous avions l’habitude depuis des années de nous organiser en fonction de cette répartition, ce qui générait une production stable.

Depuis l’intégration du robot, nous recevons entre 15 et 20 dossiers le jeudi, et entre 0 et 10 les autres jours, en fonction du stock des CICAS, des autres services de liquidation et des services de pré-liquidation.

Nous avons vu le nombre de dossiers dans nos corbeilles augmenter sans aucun contrôle, dépasser les 200 dossiers par corbeille.

Il est compliqué de donner une priorité à la gestion des stocks, malgré les divers outils que les REC se sont évertués à mettre en place, car nous avons beaucoup de tâches à gérer au quotidien (entre autres les gestions collaboratives, les mails, les contrôles N1 et les réponses aux contrôles communautaires).

Il est frustrant pour nous de travailler dans ces conditions, car nous ne constatons pas individuellement le travail abattu, le nombre de dossiers décroitre dans nos corbeilles. Nous avons l’impression de ne pas être à la hauteur de la productivité nécessaire au nombre de dossiers à traiter, dont les dates d’effet, pour beaucoup, sont scandaleusement dépassés, des fois jusqu’à un an…

Notre manque d’efficacité, en raison du manque d’effectif, est une source de dévalorisation constante.

Et l’attente des versements se prolonge pour les retraités.

Peut-on parler de priorité client ?

 

Deuxièmement, la sectorisation.

« On » nous a mis la pression durant le premier semestre 2018 pour la réorganisation de l’affectation des dossiers, en nous demandant de traiter certains dossiers rapidement pour que les statistiques soient en cohérence avec le COM1. Pour se rendre compte au bout d’un mois que la sectorisation engendrait une disparité considérable du nombre de dossiers distribués par site. On nous a énormément parler de la mise en place de la sectorisation et du jour au lendemain plus rien. Nous ne sommes pas informés du suivi. De quelle manière la sectorisation est maintenue ? Va-t-elle durer dans le temps ?

Et pas d’autres choix que de remplir à nouveau nos corbeilles de manière brusque pour rééquilibrer les stocks … Encore une impression d’être peu efficace face à la quantité de travail.

Et l’attente des versements se prolonge pour les retraités.

Peut-on parler de priorité client ?

 

Troisièmement, la mise en place du RNGD.

Selon moi, c’est le plus difficile à vivre.

Les services GDA / participants ont été fermés depuis un an, et aujourd’hui « on » nous a attribué leur métier. « On » a intégré une fiche de poste entière dans la nôtre, l’air de rien, comme si c’était une simple tâche en plus. Nous gérons notre métier + le leur sans aucune compensation ni financière, ni une quelconque reconnaissance. Juste des remarques quand nous n’atteignons pas le quota de sfi/jour, ou que nous traitons les dossiers trop tardivement par rapport aux dates d’effet ou de dépôt.

La livraison des nouveaux outils du RNGD a été effectuée sans s’assurer au préalable de son fonctionnement, sans procédures stables. À ce jour, le RGND nous permet de terminer 20 % des dossiers et la finalisation des 80 % autres se fait en différée en raison de toutes les manipulations à effectuer (créations de fiches, envoi de mail au réseau expert, attente de procédures pas encore mise en place pour un certain nombre de cas). Tout se fait depuis trois semaines sur le tas, une véritable usine à gaz.

Les formateurs relais, malgré une persévérance exemplaire, rencontrent énormément de difficultés à répondre à nos questions, car « on » les a laissé se débrouiller sur le terrain, avec très peu d’informations stables. Des centaines de dossiers restent en suspens dans nos corbeilles car nous ne savons pas les traiter convenablement. Les délais de traitement s’allongent, s’allongent….

Encore une impression dévalorisante d’incompétence pour nous…

Et l’attente des versements se prolonge pour les retraités.

Peut-on parler de priorité client ?

 

Quatrièmement, la réorganisation des équipes.

Nous sommes tous solidaires et de bonne volonté mais un changement d’équipe, de N+1, N+2 et d’emplacement de bureau reste un changement auquel il faut s’adapter. C’est-à-dire puiser encore de l’énergie pendant ces semaines difficiles, des ressources en nous même pour s’adapter à une nouvelle atmosphère de travail, de nouvelles méthodes de travail.

Là encore une remarque que j’ai besoin d’extérioriser : certaines personnes sont davantage à l’aise pour travailler avec tel ou tel collaborateur, tel ou tel REC. Et « on » nous fait comprendre qu’il est inconvenant de vouloir changer d’équipe, comme si c’était trop compliqué…

« On » nous refuse une augmentation de salaire, « on » ne nous donne d’autres choix que de nous adapter aux modifications lourdes de notre métier en l’espace de quelques semaines, et là encore, un refus, une frustration pour nous, une impression de ne pas être pris en compte en tant que personne.

En janvier 2019, nous allons encore devoir nous adapter au Régime unique AGIRC ARRCO.

Et dans les années qui viennent à Alice, puis aux nouvelles méthodes et aux totales réorganisations liées aux futures fusions …

 

Cinquièmement le télétravail.

Enfin une bonne nouvelle pour la majorité d’entre nous. Nous l’attendons avec impatience. Une journée dans la semaine où nous pourrons travailler dans un endroit calme en nous faisant gagner le temps du trajet entre le lieu de domicile et le travail.

Seulement encore des blocages : on nous impose l’adresse de notre domicile et certains jours ne sont pas possibles (le mardi et le jeudi). Aucune raison réelle pour ces contraintes. Nous pouvons être assurés n’importe où et les réunions peuvent être organisées n’importe quel jour.

D’autre part, les Directions font parfois cette maladresse de considérer la journée de télétravail comme une journée de RTT. Comme si le fait de ne pas se rendre sur le site pour travailler signifie que nous allons moins ou moins bien travailler. Ceci donne l’impression d’un manque de confiance en notre conscience professionnelle. Encore une impression négative qui se rajoute.

Bien sûr qu’il y a pire ailleurs, que notre groupe n’est pas la pire entreprise en termes de conditions de travail. Mais est-ce une raison pour tirer le bien-être des salariés vers le bas ?

Est-ce une raison pour nous dire de manière méprisante que si l’on n’est pas content, on n’a qu’à aller voir ailleurs ? J’aime mon métier, j’adore les personnes avec qui je travaille tous les jours et je ne veux pas partir.

Et c’est justement pour cela que j’écris cette lettre. Je considère avoir énormément de chance de faire ce métier et faire partie de cette structure. Et j’ai l’angoisse de voir tout cela petit à petit se détériorer à force de laisser la rentabilité prendre le pas sur l’humain (les salariés, les retraités…).

 

Cette lettre est un appel au secours.

Quelles solutions pourrions-nous mettre en place pour se sentir à nouveau efficace dans notre travail, compétents, reconnus, dynamiques ?

Pour protéger notre humanité, et ne pas se laisser entrainer dans la course à la productivité, au règne du matériel, comme l’est tant gangrénée notre société.

Nous sommes un groupe de protection sociale, c’est notre valeur et notre fierté.

 

 

FO votre tribune libre

 

 

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