Pas de Valls hésitation ...

Pas de Valls hésitation ...

BARRE À TRIBORD TOUTE !

 

Le Premier Ministre, Manuel VALLS, est un grand sentimental. Après avoir déclaré sa flamme lors de l’université d’été du Medef, il a tenté de réitérer sa déclaration d’amour lors de celle du Parti Socialiste.

 

Problème : tout le monde n’apprécie pas ces amours multiples et surtout très diversifiés.

Ce qui est demandé au gouvernement de la République, c’est qu’il gouverne dans la justice et l’égalité.

C’est qu’il mette en œuvre des politiques de nature à améliorer le sort des citoyens.

C’est qu’il n’hésite pas à se battre contre les politiques d’austérité suicidaires économiquement et démocratiquement.

C’est qu’il n’hésite pas à faire le bras de fer avec la Commission Européenne et Angela Merkel afin de rééquilibrer la construction européenne.

Au lieu de tout cela, nous assistons à la confirmation et à l’accélération d’une politique assumée de l’offre dont l’on sait, par ailleurs, qu’elle ne donnera pas de résultat.

 

En effet, tout le monde fait aujourd’hui le constat que nous faisons depuis longtemps : l’austérité nous tire vers le bas et bloque le retour de la croissance. Pire, c’est la déflation qui guette maintenant l’ensemble des économies européennes. Et l’Allemagne connaît également des difficultés économiques avec une contraction de son PIB.

 

Ce n’est pas la modification des seuils sociaux qui va créer de l’emploi, ni la généralisation du travail dominical et du travail de nuit, pour ne reprendre que ces exemples récents mis en avant par le gouvernement.

Sans compter, la “saillie” du Ministre du Travail, François REBSAMEN, à l’encontre des chômeurs.

Tout ceci n’est qu’effet de menton et idéologie sectaire, afin de tenter de plaire à un patronat triomphant.

2007 : la crise explose dont l’origine se trouve dans une spéculation financière débridée à l’initiative des banques.

2014 : le portefeuille du ministère de l’Economie est confié à un banquier. La boucle est bouclée. Les coupables d’hier sont absous et tirent toujours les ficelles.

 

D’ailleurs, l’actionnariat se porte bien et même très bien selon une étude du gestionnaire d’actifs Henderson Global Investors : 40,7 milliards de dollars distribués par les grands groupes français à leurs actionnaires au 2ème trimestre, soit une augmentation de 30,3 % sur un total mondial de 426,8 milliards de dollars en progression de 11,7 %. L’Allemagne, toujours citée en exemple, est nettement en deçà à 33,7 milliards de dollars et à + 3,9 %.

Dans ce flot de milliards, ce sont les secteurs de la banque et de l’assurance qui sont les plus généreux ; ceux-là mêmes qui ont été sauvés de la déconfiture par l’Etat et qui sont responsables de cette crise.

Le constat est établi. Que l’équipe médicale Hollande Valls applique le bon remède au lieu de se “coucher” devant le patronat, les marchés financiers et la Commission Européenne.

 

Le mécontentement est présent partout, dans tous les secteurs professionnels. Les salariés ne sont pas amorphes, ni prêts à accepter toutes les remises en cause, car les mobilisations existent dans les entreprises, et sous des formes variées.

Une simple étincelle peut mettre le feu aux poudres et nous avons déjà connu cela dans le passé.

Ce gouvernement doit entendre ce mécontentement et lui donner des réponses justes et concrètes au lieu de poursuivre, en l’aggravant, la remise en cause des droits individuels et collectifs des salariés, des retraités et des chômeurs.

 

Serge LEGAGNOA

Secrétaire général FEC FO

 

Les camarades de la Fédération des Employés et Cadres ont appris avec tristesse le décès de Robert TOUSSAINT, militant de la FEC et membre du Conseil National de la Fédération durant de nombreuses années au titre de la Section Fédérale Presse Edition Publicité, et adressent leurs sincères condoléances à ses proches.